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Home  »  Resource Center  »  CRPD 2013 ICT Accessibility Progress Report French - Techshare




POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Information: Francesca Cesa Bianchi fcesabianchi@g3ict.org

LE NOUVEAU RAPPORT SUR L’APPLICATION DE LA CONVENTION RELATIVE AUX DROITS DES PERSONNES HANDICAPEES (CRPD) EN MATIERE D’ACCESSIBILITE NUMERIQUE SOULIGNE L’IMPORTANCE DES TECHNOLOGIES ET DES PARTENARIATS DANS LA MISE EN PLACE DE STRATEGIES DE DEVELOPPEMENT DE L’ACCESSIBILITE NUMERIQUE

Le rapport utilise 54 critères pour mesurer les progrès réalisés par les pays signataires de la convention; il met en évidence les zones critiques et les opportunités en matière d’accès aux infrastructures, de participation des organisations de personnes en situation de handicap à l’élaboration des stratégies de mise en place, ainsi que les méthodes de promotion d’information et de renforcement des capacités des différents acteurs.

NEW DELHI, Inde (13 février 2014) -- G3cit - The Global Initiative for Inclusive Information and Communication Technologies et  l’OMPH – l’Organisation Mondiale des Personnes Handicapées (DPI pour son sigle en anglais) publient le nouveau rapport de mesure des progrès réalisés dans le domaine de l’accessibilité des technologies de communication suivant les règles de la CRPD.  Les conclusions du rapport ont été rendues publiques à New Delhi dans le cadre Techshare India 2014 à New Delhi. Techshare India 2014 est une conférence exposition sur le thème de l’accessibilité et des technologies d’assistance, organisée par Barrier Break en partenariat avec le National Centre for Promotion of Employment for Disabled People (NCPEDP, le Royal National Institute of Blind People (RNIB), UK, avec le support de G3ict..

Dans cette 3eme Edition, le CRPD 2103 ICT Accessibility Progress Report propose aux organisations de personnes handicapées, aux gouvernements, et aux organisations internationales des critères de mesure et d’évaluation applicables aux règlementations et politiques nationales et aux programmes de mise en place de l’accessibilité numérique et des technologies d’assistance.

Apres les rapports 2010 et 2012, il est clair que promouvoir l’utilisation des technologies par les personnes handicapées n’est pas suffisant. La véritable accessibilité numérique passe par la transformation des politiques de technologies de l’information, mais aussi de tout l’écosystème. Le but est celui d’une société de l’information qui garantit le droit à la communication, à l’utilisation personnelle et libre de l’information et a son partage. C’est le thème principal du sommet de septembre 2013 sur handicap et développement lors de l’Assemblée générale des Nations Unies sur les objectifs du millénaire pour le développement, et aussi le but de multiples initiatives internationales pour les personnes handicapés.

Conclusions 2013: des progrès en matière législative, mais encore beaucoup à faire pour l’application des dispositions de la convention

Le rapport note les progrès réalisés dans l’adoption de législations nationales suivant les dispositions essentielles de la CRPD. Cependant, la mise en place des politiques et des programmes pour rendre accessible les services essentiels continue à montrer de sérieux retards.  Par exemple, alors que 86% des pays ayant ratifié la convention ont maintenant des dispositions législatives générales protégeant les droits des personnes handicapées, et que 63% d’entre eux ont une définition officielle de l’aménagement raisonnable – un très net progrès depuis l’adoption de la convention – les outils de mise en place sont souvent insuffisants ou manquants.

En particulier, l’accessibilité aux infrastructures de l’information, un élément clé pour la plus grande partie des utilisateurs, reste très en retrait des dispositions législatives des pays signataires.
  • Plus de 80% des pays participant en 2013 n’ont que peu ou pas de mise en place effective des dispositions concernant l’accessibilité dans des domaines cruciaux comme la téléphonie mobile et fixe, les sites web, les systèmes de communication publics dans les transports, la télévision ou encore les automates bancaires.

Comme le souligne Javed Abidi, président de l'OMPH – l’Organisation Mondiale des Personnes Handicapées, «Priver les personnes handicapées de l’accès aux applications et services numériques essentiels est une violation des dispositions de l’article 9 de la Convention, et crée un fossé économique et social inacceptable dans notre ère digitale».

Un deuxième élément crucial concerne le rôle des organisations de personnes handicapées. Alors que l’article 4(i)3 de la convention le stipule clairement, les pays signataires omettent souvent d’associer les organisations de personnes handicapées à la mise en place des politiques et des programmes.

  • 66% des pays participants en 2013 n’offrent pas de support financier aux organisations de personnes handicapées et autres ONG pour leurs efforts dans ce domaine. Pourtant, les résultats du rapport montrent clairement que le succès des politiques de développement de l’accessibilité numérique passe par une participation active de ces organisations.

Une troisième zone ou les résultats du rapport sont décevants concerne les actions de sensibilisation et de renforcement des capacités pour les organisations de personnes handicapées et les autres participants à l’écosystème.

  • 52% des pays étudiés dans le rapport ont des programmes de sensibilisation et de formation sur les dispositions de la convention. Cependant, 11% seulement rendent obligatoires des formations a l’accessibilité numérique des personnes handicapées pour les professionnels des technologies de l’information, pourtant dans les dispositions de l’article 8 de la convention. La formation des professionnels est pourtant un élément indispensable pour le renforcement des capacités dans ce domaine, et pour l’établissement de droits universels à l’accessibilité.

Mesurer les  progrès réalisés par les pays qui ont ratifié la convention est indispensable pour identifier les manques et les opportunités dans chaque pays.  La plupart des pays sont conscients des obligations définies par la convention, mais n’ont souvent pas (1) défini de politiques et de programmes pratiques de mise en place de leurs législations, et (2) associé les organisations de personnes handicapées au développement fondamental de ces programmes et des efforts de renforcement des capacités. Un cinquième de la population mondiale risque d’être exclu de la société moderne de l’information. 

Selon Axel Leblois, président et directeur exécutif de G3ict, «L’édition 2013 du rapport sur les l’accessibilité numérique dans les pays ayant ratifié la Convention, qui couvre les deux tiers de la population mondiale, fait apparaître des lacunes critiques. Il est essentiel que le programme de développement post-2015 des Nations Unies intègre les TICs comme facteur critique de l’inclusion des personnes handicapées».

Ces conclusions identifient des opportunités de progrès pour les pays qui ont ratifié la convention, notamment dans le rôle des organisations de personnes handicapées et autres participants de l’écosystème. La solution réside principalement dans le partenariat à long terme entre le secteur public, l’industrie et le secteur privé et les organisations de personnes handicapées et autres NGO.

Méthodologie:

Cette troisième Edition couvre 76 pays: 74 ont ratifié la convention, le Sud Soudan (précédemment partie du Soudan) et les Etats-Unis.  Ces pays couvrent 72 de la population mondiale, et 81% de la population des pays ayant ratifié la convention.  87 correspondants locaux ont répondu à deux séries d’enquêtes – l’une pour les experts légaux, l’autre pour les experts en accessibilité.  Les données de cette troisième édition ont été recueillies en coopération avec l’Organisation Mondiale des Personnes Handicapées (OMPH) and d’autres organisations de personnes handicapées et d’experts dans les pays ou DPI n’a pas de correspondant.

La publication de ce rapport a été rendue possible par le soutien d’Adobe Systems, AT&T, Google, IBM, Microsoft, et Time Warner Cable.

Les résultats statistiques sont disponibles à: http://g3ict.org/resource_center/CRPD_2013_ICT_Accessibility_Progress

Le téléchargement de l’intégralité du rapport est disponible gratuitement sur le site de G3ict.

G3ict - The Global Initiative for Inclusive Information and Communication Technologies
G3ict est une initiative lancée en 2006 par UNGAID (United Nations Global Alliance for ICT and Development), en coopération avec le Secrétariat de la Convention relative aux droits des personnes handicapées à UNDESA. Sa mission est de promouvoir et soutenir la mise en application des dispositions de la Convention pour l’accessibilité numérique et les technologies d’assistance. Ses membres et partenaires incluent le secteur privé et l’industrie, le secteur académique, le secteur public et les organisations de personnes handicapées. G3ict organise et contribue à des programmes de sensibilisation et de renforcement  des capacités en coopération avec des organisations internationales telles que l’UIT, l’UNESCO, l’UNITAR, l’UNESCAP, l’UN Global Compact et la Banque mondiale. En 2011, G3ict a inauguré la série de forums M-Enabling Summit pour promouvoir l’accessibilité des téléphones et applications mobiles pour les personnes handicapées,  en partenariat avec l’UIT et la Federal Communications Commission (FCC) américaine.  G3ict édite  - conjointement avec l’UIT-  l’e-accessibility Toolkit for Persons with Disabilities (http://www.e-accessibilitytoolkit.org), ainsi que des rapports et livres blancs spécifiques mis à la disposition des différents acteurs impliqués dans la mise en place des dispositions de la Convention (http://www.g3ict.org).

OMPH – Organisation Mondiale des Personnes Handicapées
L’OMPH (DPI pour son sigle en anglais) créée en 1981, a pris une position de leader dans le monde du handicap. Son but: passer du discours à l’action pour promouvoir une participation pleine et entière des personnes handicapées dans la société moderne, quel que soit le handicap. Trente ans plus tard, OMPH reste la seule organisation regroupant toutes les formes de handicap dans le monde. Son siège est à Ottawa, Canada, mais OMPH est présente dans plus de 130 pays, regroupés en 7 régions: Afrique, pays arabes, Communauté des Etats indépendants, Europe, Amérique latine et Amérique du nord et Caraïbes (http://www.dpi.org).

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